CCL

Ainsi nous avons envisagé le travail d'abord comme une necessité vitale une contrainte pénible qui est souvent vécue comme une malédiction et com un obstacle fondamental a notre liberté. Mais ns avons aperçu ds le concept de travail qch de bcp + riche ou se joue notre statut d'etre humain et d'individu : par le travail nous devenons ns mm et acquérons une identité sociale. Or notre époque hantée par le chomage et l'impératif catégorique de la rentabilité tend a faire du travail une finalité en soi a le réduire au seul emploi vidant le travail de sa substance. en réalite le travail n'a de sens authentique et humain que s'il libere l'h de la contrainte de la peine de leffort et s'il signifie intelligence action et création. il semble alros que la finalité du travail consiste a promouvoir d'autres valeurs que celles de la rentabilité et du profit: les valeurs d'un loisir réappris, a l'heure ou justement la coiété revendique a la fois une libération du travail et dans le travail. Le travail ne répond dc pas seulement a 1 nécessité naturelle qu'il serait le moyen de satisfaire; il rep aussi et surtout a une nécessité culturelle qui fait que nous le pourquivons ojd comme une fin en soi alors qu'il constitue dans son essence le moyen d'une authentique liberté humaine. en somme nous travaillons pour ne plus travailler ou pour travailler autrement, en vue soit du repos soit d'une oeuvre créactrice.
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# Posté le mercredi 26 novembre 2008 15:57

Dvp 6

Mais si nous travaillons pour conjurer ce qui ns guetterait sans le travail - lennui- si le travail a pour vocation de nous détourner de ns mm de osrte que nous le poursuivons comme une fin en soi nous apercevons également qu'il exprime une trautre finalité : ne plus travailler. Le travail serait une moyen de ne plus travailler sa finalité étant de se supprimer. C ce que dit d'une certaine façon Rousseau lorqu'il souligne que le travail est une acitivté contre nature et que l'h est naturellement paresseux. Chacun de nous ne travaille en réalité qu'en vue de repos. Le travail n'est recherché que ds la mesure ou ile mene précisement a autre chose qu'a lui mm a une liberté et a un loisir que ns ne savons conquérir qua condition d'en endurer préalablement le contraire cad le labeur. Au fond le travail ne peut devenir une finalité que ds la mesure ou il est le moyen d'autre ch : de la libreeté et du loisir. Se libérer par le travail dans la perspective hégélienne ou marxiste évoquée plus haud ou se libérer du travail quand celui ci menace de devenir deshumanise c finalement rep a la mm exigene : celle de la constitution d'une authentique liberté humaine. il s'agit dc de retrouver le vrai sens du travail : il est ce que peut l'h face a la nécessité des ch il est la mesure de notre liberté
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# Posté le mercredi 26 novembre 2008 15:52

Dvp 5

Il s'avère quojd le travail devient une fin en soi : nous travaillons pour travailler. Le travail se réduit a l'emploi a une activité pro a son acception éco de sorte qu'on finirait par travailler uniquement pour ne pas etre au chomage. En effet la logique sociale du travail liée a l'organisation éco de l'échange dévie peut etre le travail des buts que nous avons précédemment aperçus : la réalisation de l'h ou de l'individu par lui mm. Or il apparait que l'idéal d'efficacité quantifiable qui régit l'échange (la fameuse recherche de productivité) déteint au delà meme du monde du travail. si lon peut parler de travail aliéné au sens ou comme l'a montré Marx le travail dans le système capitaliste est deshumanise, le tps devient lui mm une matiere a rentabiliser et plusieurs, et certains analystes ont repéré cet asservissement du loisir lui mm a la logique du travail : le tps libre, soumis a la logique de l'échange n'est plus dans la société de consommation, un temps suffisamment libre pour que nous prenions la liberté de perdre notre temps : 'le loisir est contraint dans la mesure ou derriere sa gratuité apparente, il ne reproduite fidelement toutes les contraintes mentales et pratiques qui sont celles du temps productif et de la quotidienneté asservie' En somme, le loisir a une valeur avant tout marchande : il permet la reconstitution de la force de travail ; il est le tps de la consommation et n'est qu'1 parenthese evasive dans le cycle de la production.'

On peut dénoncer la glorification du travail par la civilisation de la production de masse qui témoigne de la volonté de discipliner et de dompter les individus : le labeur (travail pénible et soutenu) par opposition au travail créateur : celui de lartiste ou du philosophe loin de former l'h le rabaisse le tient en laisse le discipline ; il arrache a la réfléxion ou a la pensée. A société de labeur sécurité garantie. 'ainsi une société ou l'on travaille sans cesse durement jouria d'une plus grande sécurité' et c'est la sécurité que l'on assure mnt comme divinité supreme. Le travail tq il est ensiagé par la modernité est dc avt tt un lien servant a contenir l'h a dompter ses forces vives. Mais c aussi pour échapper a l'ennui que ns travaillons, le travail étant alors une rentabilisation, organisation machinale porteuse de reperes. Il serait une forme de divertissement au sens pascalien du terme ce par quoi l'h fuit le spectacle de sa misérable condition, le jeu, contaminé lui mm par l'esprit de sérieux du travail, mais aussi le labeur , lacitivté, etc. Ne travaillons nous pas finalement pr ns oublier ns mm que ce soit sur le plan individuel ou collectif? Notre époque friande de travail ne se détourne t elle pas aisi de la crise profonde, économique , sociale mais aussi spirituelle, qui la déchire ?
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# Posté le mercredi 26 novembre 2008 15:47

Dvp 4

Ou l'on perçoit que le travail n'est plus seulement libérateur: il est littéralement la production de l'homme par lui mm. comme le souligne Kant, la finalité de l'existence humaine est de s'arracher à la nature ; le fait que l'instinct n'impose chez l'h aucune forme fixée de satisfaction signifie que l'humanité n'a pas d'autre nature que de s'élever au dessus de la nature. Par le travail et la technique, l'homme se cultive il invente sa propre nature il se fait homme. L'homme est l'étre qui travaille et qui est le produite de son travail. dans la 4e proposition Kant fait de la peine , de l'effort et du travail l'indice du mérite humain, lesquels nous permettent de vaincre notre paresse naturelle et notre animalité par la discipline qui est essentielle a notre formation.

Mais la question ne porte pas uniquement sur les raisons qui poussent les h a travailler. Le nous designe aussi l'individu dans sa relation au travail. Si le travail est le ciment d'une société nous travaillons aussi parce que les autres travaillent pour obtenir une reconnaissance sociale cad un statut une identité. Le drame induit par le chômage tenace des sociétés industrielles est bien le signe qu'une reconnaissance sociale se joue dans le statut meme du travailleur. La notion de travail possède par suite une charge de sens sociale et idéologique : si notre époque frappée par le chomage déplore la raréfaction du travail, ce n'est pas parce que le travail serait devenu agréable, mais tout simplement parce que le miot travail est devenu une métaphore : une métaphore de l'insertion, de la participation a la société. L'idée d'un droit du travail par ex est sans doute solidaire de celle d'un droit d'appartenance a la société et de celle d'un droit au loisir et a la liberté. Mais un danger insidieux ne de dessine t il pas, si le travail au sens du statut social devenait la seule voie d'auto réalisation et de reconnaissance possible?

Le travail n'est donc pas uniquement une nécessité naturelle visant a la survie. il représente avant tout une nécessité culturelle : nous travaillons pour devenir nous mêmes, c'est a dire pour nous humaniser et etre reconnus dans une société. Le travail désigne une voie d'autoréalisation et de reconnaissance possible. Mais le travail n'est il pas devenu une fin en soit et ne tend il pas dans nos sociétés a perdre son sens profondément humain?

Nous appréhendons ainsi une 3e signification du travail qui prend en compte toute la richesse du pk dans notre libelle si les causes du travail sont a la fois naturelles et culturelles d'autres finalités n'y sont elles pas engagées? s'il semble que nous travaillons pour travailles, nous allonrs voir que le travail est d'abord un moyen de ne plus travailler. En d'autres termes si la finalité du travail est de se supprimer le sens propre du travail est a chercher dans le loisir, le travail social ne figurant alors qu'un fantôme déshumanisé du travail.
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# Posté le mercredi 26 novembre 2008 15:35

Dvp 3

Or s'il y a bien une nécessité du travail, si le travail est le lieu d'une médiation entre l'homme et la nature par laquelle il tente de satisfaire ses besoins, de produite et de reproduire ses moyens d'existence; cette nécessité n'est elle pas également culturelle? N'y a t il pas dans le travail quelque chose de plus riche qui se joue : la production de l'homme par lui meme?

Nous cernons au reste une 2e définition possible du travail + riche + essentielle : il n'est pas uniquement un moyen pour produire et consommer, pour transformer la nature et satisfaire des nécessités vitales ; tout ce par quoi l'homme se réaliste et s'humanise. Nous travaillons ainsi non pas seulement pour survivre, mais pour devenir nous mêmes (en tant qu'individu et espèce), l'existence humaine ne se limitant jamais a la seule vie biologique.

Le travail en effet n'est pas seulement le lieu d'une médiation entre l'h et la nature. Il s'y loue qch de + riche : la production de l'h par lui mm. On peut comprendre cette auto production dans l'analyse hégélienne du passage par la ruse technique et dans la conquête qui est son corollaire de la liberté humaine. Si le travail est une médiation c'est bien pck il admet un intermédiaire (l'outil), et que cet intermédiaire résout la tension du dialogue avec la nature en la soumettant. Par la ruse technique, le travail apparait comme conquête de l'autonomie : ile ne se contente pas de satisfaire mon besoin, il me libère du besoin. Plus largement, on peut comprendre que ce qui s'incarne dans l'oeuvre, dans le résultat du travail, a pour qch a voir avec ce qui constitue chacun de nous : l'oeuvre est une objectivation, en laquelle le travailleur se reconnait et se repere. c'est ce qui fait qu'on peut dire que le travail ne s'entend pas seulement du travailleur sur la nature, mais aussi du travailleur sur le travailleur : en d'autres termes, il y a un choc en retour du travail sur le travailleur.

Aussi dans le travail l'h conquiert il son humanité et sa liberté. d'abord l'h est un animal qui travaille, un animal fabricateur d'outils. Lors de fouilles archéologiques, on sait qu'on se situe en terrain humain des qu'on trouve des silex taillées. C'est que le travailleur humain ne se contente pas d'utiliser les instruments de la nature, les ressources naturelles en vue de satisfaire des besoins de survie ; il transforme la nature invente de nouveaux produits a consommer ou a utiliser. Ainsi apparaissent des besoins artificiels, mais nécessaires a l'h artificiel qu'il est devenu. Le travail des h, dit Marx produit leur monde matériel et spirituel et par suite leur mode de vie. Le travail est donc bien un passage de la nature a la culture qu'il faille comme rousseau s'en plaindre ou comme Hegel s'en féliciter. Le travail assume le besoin naturel en l'incarnant comme besoin naturel.
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# Posté le mercredi 26 novembre 2008 15:23